La protection civile du Mali
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La protection civile du Mali
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Presentation de la DGPC
Présentation

    Depuis une trentaine d’années, le Mali subit de manière drastique les contrecoups importants liés aux changements climatiques se traduisant par l’installation progressive de la sécheresse aggravée par l’exploitation abusive du couvert végétal entraînant un appauvrissement des sols.

Situé en Afrique de l’ouest, le Mali est un pays exposé en permanence aux risques climatiques (pluviométrie aléatoire et souvent insuffisante pour les cultures et les animaux) et à leurs conséquences catastrophiques dûs à son appartenance géographique tropicale. Son vaste territoire (1 241 000 km2) dont plus de la moitié est désertique, sa continentalité et son enclavement intérieur et extérieur sont des facteurs amplificateurs de ces risques.

    Les deux plus grands fleuves de l’Afrique de l’Ouest, le Niger et le Sénégal, qui le traversent sur une longueur totale de plus de 2 200 kilomètres constituent sa chance et ses atouts en temps normal. Par contre, ils deviennent des sources d’aggravation des risques climatiques, en cas de pluviométrie exceptionnellement abondante pouvant provoquer des inondations suivies de pertes matérielles et de vies humaines telles que l’on l’a vu au cours de l’année 2001 à Sélingué et, en juillet/août 2002, en plusieurs endroits du pays, notamment au Nord (zone lacustre) et dans la région de Kayes.

    En 2003 également, du fait de la pluviométrie exceptionnelle, le Mali à l’instar de plusieurs pays de la sous région a dû faire face à des dégâts importants causés notamment par l\\\'abondance et la présence de l’eau sur des sites qui n’en avaient pas eu depuis de longues années.

    Les conséquences immédiates de ces phénomènes sont la faiblesse voire la perte des récoltes (entraînant souvent la famine) et la perte de bétail, perturbant l’économie nationale, essentiellement basée sur les activités rurales qui occupent 80% des populations. Il s’y ajoute les risques annuels d’invasions acridiennes sur les cultures et diverses épizooties (peste bovine, etc.…) tels que le pays l’a connu en 2004.

    En plus d’autres aléas naturels commun de la région comme la sécheresse, la partie nord est du Mali souffre des fumerolles (émanation des gaz) très chaudes atteignant une température de 500 degrés C ;

    Toutes ces calamités et catastrophes ont nécessité la mise en place de systèmes de réponse adéquats et ont poussé la Ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile de mettre en place la plate-forme nationale de la SIPC au Mali.

    La Direction Générale de la Protection Civile du Mali a été créée par l’Ordonnance N°98-026/P-RM du 25 août 1998, ratifiée par la Loi N°98-057 du 17 décembre 1998, modifiée par la Loi N°06-004 du 06 janvier 2006.